Accueil > Découvrir le Monde > Témoignages > 1 - Volontariat > Camille - volontaire européenne en Espagne

Camille - volontaire européenne en Espagne

Camille a passé 6 mois à Boiro, en Espagne, dans le cadre du Corps Européen de Solidarité. Elle y a mené une mission auprès de personnes porteuses d’un handicap.

Le projet :

J’ai effectué mon volontariat dans une association qui s’appelle Amicos. Cette association accueille des personnes en situation de handicap. Elle dispose d’un centre d’accueil de jour, d’une résidence et d’une école spécialisée située dans une autre commune.

Au centre d’accueil de jour, certaines personnes en situation de handicap vivent dans la résidence de l’association tout au long de l’année, tandis que d’autres viennent chaque jour de 10 h 30 à 16 h 30. L’association dispose d’un réseau de transport, ce qui permet de venir les chercher le matin et de les raccompagner le soir.

L’association possède également un bâtiment appelé « la Fabrique sociale », où les personnes en situation de handicap réalisent différentes tâches, comme la préparation de « coffrets de bienvenue » pour les femmes qui viennent d’accoucher, contenant tout le nécessaire pour leur bébé.

Au sein de l’association, il y a une équipe de communication, une équipe administrative, une équipe d’aides-soignants et une équipe chargée des activités. C’est avec cette dernière que j’ai travaillé.

Plusieurs activités sont proposées : expression artistique, atelier cuisine, Fabrique sociale, technologie, physiothérapie, football, aviron et piscine. Pendant les périodes de fêtes, certaines activités peuvent être adaptées, avec par exemple, à Noël, des ateliers de chant et de danse.

La vie de tous les jours :

J’ai habité en colocation dans le centre-ville de Boiro. C’est une petite ville située en bord de mer. J’ai vécu avec un Colombien de 19 ans, qui vit au Portugal, et une Italienne de 28 ans.

Grâce au séminaire d’arrivée auquel j’ai participé à Saint-Jacques-de-Compostelle, j’ai pu rencontrer une trentaine d’autres volontaires venus de différents pays. Nous nous sommes tous très bien entendus et nous nous sommes revus plusieurs fois pour fêter les anniversaires de chacun. Contrairement à beaucoup d’entre eux, je n’ai pas fait beaucoup de rencontres à Boiro. En arrivant ici, je me suis inscrite à la salle de sport, ce qui m’a permis de rencontrer quelques personnes parlant français.

Du lundi au vendredi, le service de transport de l’association venait chercher ma colocataire et moi vers 10 h 45. De 11 h à 13 h se déroulaient les activités. À partir de 13 h, tout le monde se rendait au self. Pendant le repas, chaque membre de l’équipe avait une place attitrée afin d’aider les personnes handicapées les moins autonomes à manger. Après le repas, ces dernières allaient se brosser les dents et, à partir de 16 h, chacun rejoignait son bus pour rentrer chez lui.

En général, j’arrivais chez moi vers 17 h, ce qui me laissait le temps de faire mes courses, de me promener ou encore d’aller à la salle de sport. J’avais tous mes week-ends de libres, ce qui m’a permis de bouger un peu pour visiter les alentours.

Les temps forts :

Je commencerai par dire que je me suis beaucoup attachée aux personnes accueillies par l’association : elles sont vraiment adorables. Il y a Miguel, qui est super gentil et qui m’a raconté toutes ses histoires de cœur. Il y a aussi Clara, qui m’a beaucoup fait rire. C’est une petite dame de 60 ans qui peut être soit adorable et réclamer plein de bisous, soit devenir une vraie chipie qui n’a pas sa langue dans sa poche.

La plupart des moments sont joyeux, drôles et amusants. Mais ce sont aussi des personnes en situation de handicap mental, donc des crises, des paroles et des gestes violents peuvent parfois survenir. Quand on n’a jamais été confronté à cela, c’est vrai que cela peut être un choc.

L’une des galères auxquelles nous avons dû faire face concernait l’appartement : deux semaines après notre arrivée, nous n’avions plus d’eau chaude. Nous ne savions pas que tout fonctionnait au gaz et nous n’avions pas de bonbonne de rechange. Nous avons donc passé deux jours sans gaz.

Mes apprentissages :

Je pense avoir amélioré mon espagnol, même si ce n’est pas autant que je l’aurais voulu, car je me trouvais dans une région où les gens parlent le galicien. Certains mots sont très similaires, voire identiques, au castillan, mais cela rend malgré tout l’apprentissage un peu plus compliqué.

J’ai aussi appris à être encore plus à l’écoute des autres et surtout plus patiente.

Si j’avais un conseil à donner, ça serait :

De ne pas hésiter et de se lancer. Je dirais aussi qu’il ne faut pas avoir peur et d’oser aller vers les autres, même si c’est difficile à cause de la barrière de la langue.

Mise à jour mardi 26 mai 2026, par Leilani

Les plus du Bij